PORTRAIT AU FIL DES ANS
BIOGRAPHIE
ARTISTE PEINTRE, né en 1953, au Creusot (France)
petite ville minière du sud la Bourgogne
ANNÉES 70 : ETUDES AUX BEAUX ARTS DE BEAUNE puis deLYON.
Expositions à Lyon
• Galerie Delta
• Galerie 8 rue Saint-Georges
• Galerie L‘Ollave…
• Théâtre Les Ateliers
• Galerie Poisson d'or
ANNÉES 80 -90: vit en PROVENCE -
Expositions en France
• Lacoste - Galerie la Bouffarde
• Galerie de la gare – Isle sur la sorgue
• Château de la Tour d’Aigues - Polyptyques
• Avignon- Expo FRAC
• Lyon – galerie Poisson d’or
• Décor et scénographie pour Jacques Le Roy chorégraphe
• Paris – défilé haute couture Georges Jonhson
• Oppède - atelier expo « mes oiseaux »
• Arles - Fondation La tour de Vallat
• Festival d’Avignon – tristesse de la balance- peinture habitable en anamorphose
ANNÉES 90 : DÉCORATEUR ET PEINTRE DÉCORATEUR
(Provence, Suisse, Allemagne, USA)
• Création ligne mobilier « aubergine et pissenlit » expo Coté Sud – Saint Tropez.
• Nombreuses parutions et reportages télé dans magazines déco :
France - Allemagne - Angleterre - Italie - Espagne - Portugal…. FR3 - TF1 - TMC
ANNÉES 2000 MARRAKECH :
s'installe à Marrakech (ouverture du Riad Vert, chambre d’hôte)
• 2007 Restaurant Le Chat qui rit - Marrakech
• 2008 Galerie Arnott-Lawrence - Marrakech
• 2009 Alliance Franco-Marocaine- Essaouira
• 2010 Complexe immobilier Samanah – Marrakech
Mustapha Blaoui - Marrakech
ANNÉES 2010
• 2012 : sortie du livre en 2 tomes
1/ Une vie d'Artiste
2/ Patrice Arnoud, peintre de la maison de Zarnij par JF Clément • . . 2014 : sortie du tome 3 : Les Contes de Zarnij
. 2012 – 2013 : Musée de la Palmeraie - Marrakech
• 2014 : Onnens - Galerie du vieux pressoir - Suisse
• 2016 : L'envoûtée -Galerie d'Art de l'Académie de Mâcon - France
• 2017 : Galerie CONIL - Tanger
• 2023 : Musée de Castell de Guadalest- Casa Orduña - Du Maroc à l' Espagne - ALICANTE - España • •2024 : Galerie CONIL - Saisons Espgnoles - Tanger .2026 : Ayutamiento de Tà rbena Expo RESILIENCIA Séries Incendies et Amandiers
EXPOSITIONS
Patrice Arnoud se réfère aujourd’hui, dans sa peinture de maisons avec paysages,
à deux motifs. Il y a, tout d’abord, sa maison de Zarnij, un lieu-dit situé à une
trentaine de kilomètres de Marrakech, non loin de l’ancienne piste qui reliait
Marrakech aux Rehamna et à la Chaouïa. Ensuite, il y a la campagne qu’on peut y
voir par les fenêtres qui sont moins des fenêtres que des meurtrières posées
parallèlement sur les murs, créant ainsi une répétition rythmique. Les champs
peuvent être entrevus si leur perception est limitée par les fenêtres de la maison
ou vus s’ils sont perçus pour eux-mêmes. Le plus souvent, ce paysage est dominé
par les jebilet, cette petite chaîne de collines qui clôt, au nord, la plaine du Haouz.
Mais là n’est pas l’important. Il est dans le traitement plastique de ces motifs.
Deux éléments le caractérisent. Le premier concerne la maison qui cesse d’être
verticale puisqu’elle est toujours présentée de manière oblique, ce qui transforme
les axes en diagonales avec des successions d’angles graves ou aigus. On sort de
la représentation face à face, de la vision d’une maison bien posée sur le sol
comme si l’on dansait, comme si la construction se mettait en marche en
échappant au présent, autour du lieu avec une conscience du temps s’ajoutant Ã
celle de l’espace. Tout part donc de cette déstabilisation des systèmes normatifs
de la vision. La maison s’émancipe de toute fixité en refusant les lois de la
gravitation, énonçant une stratégie rhétorique liée au désir de libération. Michael
Fried s’interrogeait, jadis à propos de Courbet, sur cette « poussée diagonale
dans l’espace pictural » créant un effet de théâtralité déplaçant autant le peintre
que le spectateur dans une conception devenue dramatique d’une peinture mise
en mouvement.
Mais c’est du côté des couleurs devenues antinaturelles qu’il faut aussi chercher.
Comme il y a un refus de la perception frontale, cette peinture s’oppose, pour ce
qui est des teintes, à l’académisme. L’ocre de la terre du Haouz devient variété de
rouges et les paysages prennent des teintes recherchées pour leurs rapports
internes. Ce que l’on voit dans cette peinture minimale qui pourrait sembler à la
limite de la décoration, ce sont des couleurs le plus souvent vives présentées en
aplats et sans profonds dégradés. On est manifestement dans un post
impressionnisme qui magnifie plus le pouvoir de l’art du coloriste, la force de ses
sentiments, que la réalité qui forme son cadre de vie. Avec les traits de pinceaux
visibles, la peinture devient un élément central du tableau. Dans les paysages se
juxtaposent, sans transition, des violets foncés, oranges et verts évoquant le
plaisir, la sensualité, la contemplation, mais aussi un calme opposés au
chromatisme violent de la maison.
Cette peinture, avec ses images hybrides, semble occulter l’humain. Elle en
exprime cependant beaucoup, paradoxalement, de manière très discrète,
perturbant autant le positionnement des formes que leur coloration.
introduction à l'exposition au Musée de la Palmeraie de Jean François Clément